L’armée tchadienne a lancé une opération militaire de grande envergure dans la région frontalière d’Al-Tina, à la suite d’une attaque de drone contre une ville, qui a fait 19 morts lit-on sur le site Sudan Tribune. Sur instruction du chef de l’État, Mahamat Idriss Déby Itno, les forces armées tchadiennes ont mené une série de perquisitions dans les zones frontalières afin de saisir des armes. Environ 200 engins militaires ont été déployés le long de la frontière. Les autorités tchadiennes ont également imposé des restrictions au passage des civils et interdit aux habitants des zones frontalières de porter l’uniforme militaire ainsi que le turban « kadamoul », souvent associé aux rebelles au Soudan.
Une délégation gouvernementale dirigée par l e premier ministre, Allamaye Halina, s’est rendue dans la région du Wadi Fira afin d’évaluer la situation. Le président tchadien a ordonné de réagir immédiatement à toute menace provenant du Soudan.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un drone en provenance du Soudan a frappé des civils dans la ville de Tiné. L’attaque a fait 19 morts et 66 blessés, qui ont été transportés à l’hôpital de la ville. Les rebelles des Forces de soutien rapide (FSR) ont accusé l’armée gouvernementale d’être responsable de l’attaque, mais les autorités soudanaises ont rejeté ces accusations, affirmant que le drone appartenait aux FSR.
À la suite de cet incident, le président tchadien a ordonné la fermeture totale de la frontière long de 1 300km entre les deux pays et placé l’armée en état d’alerte maximale. Le Tchad, qui a servi de corridor de ravitaillement en armes et en matériel pour les Forces de soutien rapide, est désormais devenu une cible du conflit au Soudan, avec des incursions régulières d’hommes armés sur son territoire.
André TV-A
